Ventes aux enchères de signes funéraires – Un moyen de sauvegarder le patrimoine

Le 22 septembre aura lieu à Lyon une vente aux enchères de caveaux et monuments funéraires. Si l’initiative, qui existe depuis de nombreuses années à Lyon, s’inscrit dans une démarche écologique (remploi des matériaux) et économique (prix avantageux), c’est également un moyen de conserver le patrimoine funéraire. Les monuments funéraires, à l’abandon ou placés sur des concessions arrivées à échéance et reprises par la commune, sont ainsi vendus aux enchères, bien évidemment après transfert des restes humains à l’ossuaire.

Comme évoqué dans le Vademecum Construire le cimetière de demain, édité par Patrimoine Aurhalpin en 2010 et en cours de réédition, il s’agit d’une des solutions possibles, pour les communes, de conserver et d’entretenir le patrimoine funéraire. L’association Sites et Monuments, anciennement SPPEF, soutient également l’initiative. La Ville de Lyon a été la première collectivité en France à mettre en place cette démarche de conservation en assortissant certains monuments d’une obligation de conservation et de restauration par les acquéreurs. Ceux-ci doivent donc entretenir le monument acheté.

L’initiative a depuis fait des émules comme à Roubaix où ce sont des chapelles funéraires qui avaient été mises en vente pour 1€ avec obligation de les restaurer.

D’autres actions peuvent être mises en place par les communes, comme la réaffectation de monuments ou la distinction de la concession à titre honorifique. De nombreux exemples sont donnés dans l’ouvrage édité par le Ministère de la Culture : »Cimetières et patrimoine funéraire. Étude, protection, valorisation« .

Cimetière de Parly (Yonne)